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Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS  conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique  et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région.  Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et  "contact" dans la barre des menus.  Vous pouvez également consulter quelques  articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique.  La rubrique "Catégories" vous  permet d'accéder aux articles par thème .

Arcachon - Le blog de Charles-Albert Lucas

Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région. Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et "contact" dans la barre des menus. Vous pouvez également consulter quelques articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique. La rubrique "Catégories" vous permet d'accéder aux articles par thème .

Foulon ... ou la folie des grandeurs

Le débat du conseil municipal sur le Bâtiment qu'envisage de construire la ville à la place de l'actuel office du tourisme, et le compte rendu fait par S-O ne permet pas aux citoyens intéressés de se faire une idée juste.

De quoi s'agit-il?

Un bâtiment neuf de 3.000 m2 qui va contenir:

L'office du tourisme (405 m2)

La maison des associations (894m2)

La nouvelle ludothèque-médiathéque-bibliothéque (980m2)

Une nouvelle maison de quartier pour le centre ville (114m2)

Une nouvelle salle de conférences(225m2)

Divers locaux techniques qui y seront transférés

Le coût estimatif actuel de cet ensemble est de 11M€ TTC

 

Pourquoi ce bâtiment est-il devenu indispensable?

Elue depuis 15 ans, la majorité actuelle n'a pas fait les travaux nécessaires qui auraient permis de préserver la maison des associations du cours Tartas et de l'office du tourisme existant. Certes cet ensemble figurait au programme de la majorité élue aux  derniéres municipales. En fait, il est probable que l'abandon des batiments existants était programmé depuis beaucoup plus longtemps, mais de façon occulte... Il ne fallait pas inquiéter le bon peuple avec les travaux pharaoniques entrepris à Arcachon par la municipaloté et dont une partie était logique ou nécessaire (réfection des jetées, réalisation du coeur de ville, rénovation de l'Olympia) et une autre parfaitement évitable (la Mairie, le batiment des shipchandlers au port).

Cette absence d'entretien a permis de rendre "nécessaire" le nouveau projet, le maire se laissant à nouveau aller à des projets somptuaires et grandiloquents. Si l'on prend en compte les nécessités résultant de cette politique d'abandon programmé, il était possible de prévoir cet ensemble en assurant une réalisation par tranche permettant l'étalement dans le temps de sa réalisation et de son financement.

 

La question du financement

Comment financer 11M€? La solution retenue est celle, nouvelle,d'un marché de partenariat consistant à demander à un interlocuteur de prendre en charge l'ensemble du projet tant sur la plan technique que financier. Ce choix conforté par des études et un avis favorable des services de l'état (nuancé nous allons le voir) semble exclure une réalisation par tranche et débarrasse la ville des soucis liés à la réalisation et aux grandes dépenses d'entretien pour 20 ans, durée retenue pour ce contrat.

Le coût pour la ville? une charge d'environ 1M€ par an (à partir du coût estimé du projet) pour les 20 prochaines années...

La ville a fait réaliser une étude de soutenabilité par un cabinet spécialisé, GB2A, qui a pproduit un premier rapport qui a été fortement contesté par les services de la DGFIP qui constatait que les élements de l'étude n'était pas en cohérence avec les comptes officiels de la collectivité... Loin de défendre son éventuel point de vue, GB2A a rendu alors une seconde étude de soutenabilité budgétaire reprenant les données officielles indiquées par la DGFIP( se pose à ce stade la question du prix de l'étude, de sa justification et du choix du prestataire...).

La DGFIP, pour rendre son avis, indiquait avec précisions les éléments qu'elle utilisait pour son compte et apportait les réserves suivantes:

- Le projet entame durablement la capacité d'autofinancement (CAF) de la collectivité et limitera sa capacité à mener d'autres projets. Avant prise en compte du projet, l'annuité d'emprunt de remboursement en capital représentait déjà 57% de la CAF; avec prise en compte de ce projet ce ratio passera à 81%...

- En ce qui concerne les conséquences du contrat sur la situation d'endettement de la commune, la DGFIP constate que la dette a déjà augmentée de 50% entre 2009 et 2015, alors que la CAF n'avait de son côté augmentée que de 18%. Elle indiquait ensuite que ce contrat de partenariat allait augmenter la dette de la collectivité de 41%, faisant passer le ratio d'endettement de 1,06 à 1,49 alors que la norme généralement admise est de 1,4.

- En ce qui concerne le ratio de désendettement qui indique la capacité de la collectivité à mener à bien les remboursements prévus (encours de la dette/recettes téelles de fonctionnement), il passerait de 7,03 à 9,92. On approchera donc un niveau proche de la "limite de 10 considérée comme un seuil critique pour la capacité de désendettementr d'une collectivité".

La DGFIP  donne un avis favorable avec la réserve que les ratios d'endettement et de désendettement soient maintenus à des niveaux acceptables... en clair cela veut dire que cet investissement est "limite". Cet avis n'engage que la responsabilité de ceux qui l'auront lus...

Ce n'est pas la DGFIP qui fera face aux conséquences... elle ne sert que de justification aux apprentis sorciers des finances et de la politique arcachonnaise

A mes yeux les limites prudentielles sont atteintes:

- car la ville doit déjà faire face à la baisse continue de la DGF (dotation globale de fonctionnement versée par l'état) dont personne ne sait jusqu'où elle ira selon le résultat de l'élection présidentielle, et la conjoncture économique et budgétaire.

alors que pése déjà sur l'avenir l'inconnu du financement du parking à taux variable, donnée qui n'a pas été prise en compte par la DGFIP, car elle ne ressort pas des comptes de la ville, mais juste des conditions du contrat.

Arcachon est pilotée par un individu qui se comporte comme un pilote de TGV conduisant son train toujours à la vitesse maximum autorisée, alors qu'il entre dans une courbe dont il ne connait  avec précision ni l'ampleur,  ni la longueur...On est loin de la gestion en bon pére de famille...

Pour ma part je suis convaincu qu'il serait prudent de faire des choix entre les différents éléments envisagés et d'étaler la programmation sur des périodes successives dans le courant desquelles on aura une meilleure visibilité. La plupart de ceux qui ont voté au conseil municipal cette décision d'investissement ne seront plus là pour en assumer les conséquences; cela devrait être une raison supplémentaire pour se soucier de la situation que nous laisserons à nos successeurs et à nos enfants...