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Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS  conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique  et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région.  Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et  "contact" dans la barre des menus.  Vous pouvez également consulter quelques  articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique.  La rubrique "Catégories" vous  permet d'accéder aux articles par thème .

Arcachon - Le blog de Charles-Albert Lucas

Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région. Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et "contact" dans la barre des menus. Vous pouvez également consulter quelques articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique. La rubrique "Catégories" vous permet d'accéder aux articles par thème .

All'eau all'eau la Cobas...

Ce dossier est du grande complexité technique. Tous les éléments connus et indiscutables permettent d'affirmer que les marges dégagées par Véolia, le délégataire, sont excessives... jusqu'à 30% sur le chiffre d'affaire.
Tous les experts, ceux d'Arc'eau et du cabinet "Service Public 2000", ce dernier payé par la COBAS (combien?) sont d'accord pour admettre que la caducité du contrat devait intervenir le 3 février 2015. Cette caducité s'impose par principe et conformément à la loi à la collectivité et au délégataire. Elle laissait entrevoir une baisse substantielle du prix de l'eau à cette date.

Au prétexte des possibles indemnités que réclamerait le délégataire, MHDE a choisi non de prendre acte de la caducité du contrat, mais de le prolonger d'un an. Tel est le choix de la COBAS.
MHDE a reconnu publiquement avoir négocié avec le délégataire sur deux points:

-la date de la rupture : elle a obtenu le 31/12/2015, alors que la caducité est de droit à compter du 3 février

-les indemnités: elle a obtenu que VEOLIA renonce à toute indemnité de rupture.

Elle a négligé de négocier le prix en reconnaissant explicitement et publiquement qu'elle n'avait pas eu le temps de négocier ce troisième point qui est pourtant le plus important (les joies du cumul des mandats...), ce qui représente un surcoût pour l'usager d'environ 2M€ pour l'année 2015.

En réalité elle n'a rien obtenu et les intérêts de l'usager n'ont pas été pris en compte. Dans tous les cas la rupture du contrat était acté. Et même si l'on peut envisager que des indemnités étaient dues, (compte tenu des marges pratiquées et des investissements faibles réalisés et facilement amortis) du fait de la marge considérable ces indemnités n'auraient pas atteints les 2M€ dont MHDE vient de faire cadeau à Veolia.

Imagine-t-on sérieusement le délégataire sortant, désireux de renouveler ce contrat très juteux, entamer une procédure judiciaire contre la collectivité devant laquelle il se prépare à déposer une offre pour les années qui viennent?

En réalité nous sommes là devant une situation qui pose la question des intérêts en jeu, de la transparence des décisions de la collectivité: pourquoi priver l'usager d'un gain certain immédiat contre le coût indéterminé d'indemnités, mais que tous les éléments du dossier permettent d'affirmer qu'ils seront faibles, à la charge du contribuable...

Les liens quasi familiaux et amicaux qui unissent certains élus avec l'encadrement de Veolia aurait du imposer une démarche plus transparente et moins susceptible de prêter à la critique:

1- on obtient une baisse de prix immédiate.

2- on paie les éventuelles indemnités et les choses sont claires et sans doute plus avantageuses.

Avec la solution adoptée, on paie 2M€ d'indemnité cachées et les usagers continuent à payer un prix exhorbitant.

Le vote de la COBAS a été obtenu avec une seule opposition, une seule voix pour regretter qu'il n'y ait pas de baisse du prix de l'eau immédiate qui aurait eu un effet immédiat  aussi en direction des plus défavorisés. Cette opposante courageuse a été rapidement stigmatisé par MHDE qui a eu le mauvais goût de tweeter:

"conseil de l'Agglo ce soir : fière des conseillers qui à une exception près ont délibéré en conscience sans tenir compte des intimidations"

ce qui laisse supposer que son opposante n'a pas voté en conscience, mais a cédé à la pression; de qui? de sa conscience sans aucun doute...

J'ai du mal à comprendre qu'un grand élu ne perçoive pas l'effet désastreux que son comportement peut avoir sur l'opinion, en plus des conséquences économiques qui résultent directement de ses décisions.

Résultat: la délibération prise sera sans doute attaquée et Arc'eau a également consulté ses adhérents pour savoir s'ils étaient d'accord pour signaler l'ensemble des faits au Procureur de la République. La réponse a été unanime et positive.