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Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS  conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique  et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région.  Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et  "contact" dans la barre des menus.  Vous pouvez également consulter quelques  articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique.  La rubrique "Catégories" vous  permet d'accéder aux articles par thème .

Arcachon - Le blog de Charles-Albert Lucas

Ce blog est destiné à rendre compte de l'action de Charles-Albert LUCAS conseiller municipal d'Arcachon siégeant dans l'opposition divers droite et décidé à mener une véritable opposition à la politique et aux méthodes adoptées par Y. Foulon sur Arcachon et sa région. Vous pouvez vous abonner gratuitement et adresser des messages en utilisant les rubriques "abonnement" et "contact" dans la barre des menus. Vous pouvez également consulter quelques articles de fond dans la rubrique "Page". La rubrique "Archives" est classée par ordre chronologique. La rubrique "Catégories" vous permet d'accéder aux articles par thème .

Défendons nos libertés et nos usages... (Arguin)

Pour une fois je m'exprime ici non comme élu d'Arcachon, mais comme résident permanent sur le Bassin d'Arcachon.

L’avenir du Bassin se joue en ce moment, autour de la réglementation qui se met en place pour l’usage du plan d’eau et pour le banc d’Arguin.

Si le partage du territoire entre l’ostréiculture et le tourisme-loisir, entre les différents utilisateurs potentiels de ce site  (touristes, mais aussi résidents permanents sur le bassin et professionnels) est une nécessité et une évidence, la mise  en place d'une réglementation à base d’interdiction, sans concertation  (une habitude malsaine et bien française) doit rencontrer une opposition résolue et motivée.

Deux démarches sont en cause, celle du préfet maritime (Brest) qui a pondu une nouvelle réglementation au début de l’été, avec notamment des limitations de vitesse, des obligations de sécurité et des interdictions de mouillage, puis le projet de décret qui concerne le banc d’Arguin donnant lieu à enquête publique.

Interdire le mouillage au banc d’Arguin la nuit à la plaisance tout au long de l’année, comme pendant l’été est une mesure arbitraire, symbolique, sans efficacité écologique, puisque cela ne concerne que quelques dizaines d’embarcation par jour du 14 juillet à la fin août et qui sont censées être équipées de réservoirs à eaux noires. Cette interdiction est vécue par les usagers comme une intrusion inacceptable dans leur vie et leurs habitudes, alors qu’elle ne correspond à aucune nécessité.

Par contre cette interdiction va à l’encontre de l’image du Bassin et de la mer en général comme ultime espace de liberté ; aller dormir au banc est plus de l’ordre du rêve que de la réalité, la faible fréquentation dans ce contexte en est la preuve ; alors pourquoi s’en prendre à une pratique qui n’a pas de conséquence lourde compte tenu de la réglementation déjà existante.

Cette histoire d’eaux noires me fait toujours sourire quand je pense à tous ces baigneurs qui, dès qu’ils rentrent dans l’eau pour leur bain, n’ont rien de plus pressé que d’uriner dès que le niveau de l’eau le leur permet en toute discrétion... Va-t-on leur imposer de se promener avec un réservoir d’eaux noires ?

Officialiser et étendre la présence de l’ostréiculture et légitime, si celle-ci se responsabilise et prend en charge les conséquences à long terme de sa présence en nettoyant les concessions sauvages abandonnées au fil des ans et en participant à un vrai balisage.

Limiter la vitesse à 20 nœuds, plutôt que 30, sur la quasi totalité  du plan d’eau est acceptable, mais limiter la vitesse à 5 nœuds dans la zone de la réserve et dans l’ouvert du Bassin est tout à fait inadapté ; la vitesse acceptable varie avec la fréquentation, les conditions de navigation, le type d’embarcation utilisée et doit être laissée à l’appréciation des responsables de chaque embarcation. Le port d’un gilet dans la zone des passes de façon systématique est aussi une décision excessive. Là encore les conditions de navigation, la taille de l’embarcation sont des variables trop importantes pour accepter une telle réglementation sans réagir.

Les passes ressemblent parfois à un lac, et les bateaux sont d’une taille et d’une qualité marine tellement variée que de telles décisions doivent être laissées à l’appréciation de chaque responsable (comment comparé la sécurité des passagers d'un semi rigide et la sécurité d'un navire de plus de  12 métres apte à affronter la haute mer?). Une incitation ou un conseil peuvent être bienvenue auprès d’équipages inexpérimentés que les gendarmes savent détecter au premier coup d’œil… mais ne nous laissons pas imposer des règles aussi arbitraires qui ne s’appliqueront jamais aux professionnels… Pourquoi ?